
Légende d'automne
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Tout a commencé par un énième épisode de la guéguerre navale franco-britannique. L’ « ennemi » anglais veut une fois de plus mettre à mal l’arrogance des mangeurs de grenouilles avec leurs bateaux hypertrophiés de la coque. Nous sommes à l’aube des années 70. L’Albion, plus ou moins perfide, renâcle devant ces voiliers au tonnage lourd avec lesquels les maudits « Frenchies » comptent remporter l’Ostar, « leur » transat… |
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Tout a commencé par un énième épisode de la guéguerre navale franco-britannique. L’ « ennemi » anglais veut une fois de plus mettre à mal l’arrogance des mangeurs de grenouilles avec leurs bateaux hypertrophiés de la coque. Nous sommes à l’aube des années 70. L’Albion, plus ou moins perfide, renâcle devant ces voiliers au tonnage lourd avec lesquels les maudits « Frenchies » comptent remporter l’Ostar, « leur » transat…
Les flibustiers français, Terlain, puis Colas, et leurs géants des mers, font frémir les tenants d’une voile traditionnelle, confinée dans son cercle d’initiés et de puristes. Devant cet affront, l’Angleterre décide de couper les ailes à ces renégats d’outre-manche qui entendent venir piétiner leurs plates-bandes : elle oblige donc les participants de la course entre Portsmouth et Newport à limiter la longueur de leurs machines, 17,07 mètres…
La réaction tricolore est immédiate ! Fin 76, l’annonce passe : un français, Michel Etevenon, dont les sujets de sa très gracieuse majesté diront qu’il ne navigue jamais et qu’il ne supporte pas la voile, entend mettre sur pied une course « conçue en fonction de l’évolution du temps, qui mette en valeur les hommes qui inventent ». Elle sera, de la bouche de son créateur, « une ode à la liberté, une transat sans artifice… » Quant au parcours, il reliera Saint-Malo à Pointe à Pitre : « Partir de France, dans la patrie des corsaires, pour arriver au bout de la France, aux Antilles. » L’heure de la révolte a sonnée, la nouvelle épreuve est créée. Sa première édition aura lieu en novembre 1978, elle aura pour nom « La Route du Rhum »…
1978 - 2010 : 32 ans d'histoire
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Le célébre trimarn Manureva d'Alain Colas quelques jours avant le départ de la route du rhum 1978 à Saint Malo... |
Dès sa première édition en 1978, la Route du Rhum a écrit sa légende : la disparition d’Alain Colas, ainsi que la victoire sur le fil de Mike Birch qui devance Michel Malinovsky de 98 minuscules secondes laisseront leur emprunte à tout jamais... Les années 80 seront marquées par le gigantisme des bateaux. |
Ainsi en 86, pas moins de 13 bateaux de plus de 33 mètres prendront le départ d’une course marquée par de multiples casses et la disparition de Loic Carade. L’édition 1990 couronnera à jamais Florence Arthaud « petite fiancée de l’Atlantique », tandis que les 2 éditions suivantes seront outrageusement dominées par un Laurent Bourgnon au sommet de son art. L’édition 2002 fut, elle, marquée par une tempête d’une rare violence qui entraina, pour la seule catégorie des multicoques de 60 pieds, l’abandon de 15 des 18 bateaux engagés en raison de multiples chavirages et de casses.... En 2006 pour la dernière édition, ce sont cette fois des conditions extrêmement favorables qui permirent à ces mêmes bateaux de faire voler en éclat tous les records de vitesse. Ralliant Saint-Malo à Pointe à Pitre en moins de 8 jours, Lionel Lemonchois pulvérisait ainsi de plus de 4 jours l’ancien record de Laurent Bourgnon à la moyenne vertigineuse de 19,11 nœuds !
La route du Rhum : un parcours mythique
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Entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, le plus court chemin (l’orthodromie) n’est pas toujours le plus rapide... Vents et courants constituent des obstacles qu’il faut savoir parfois affronter, parfois contourner... Sans compter les adversaires qu’il faut savoir “marquer” et ne pas laisser échapper. Après avoir laissé derrière eux les remparts de Saint-Malo, les concurrents passeront leur première nuit en Manche avant de passer Ouessant et son rail |
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Puis le Golfe de Gascogne et en général des vents contraires et des dépressions qui se succèdent jusqu’aux Açores, porte d’entrée des alizés. La suite est en général consacrée à la tactique pour se jouer de l’anticyclone et des vents faibles avant de se donner tout entier à la vitesse jusqu’à Pointe-à-Pitre !
Catégorie IMOCA : un plateau exeptionnel
Vincent RIOU et son 60’ IMOCA PRB seront confrontés sur cette édition de la Route du Rhum à une concurrence de très haut niveau. Avec notamment Michel Desjoyeaux, Armel Le Cléac’h et Marc Guillemot, ce n’est ainsi ni plus ni moins que le podium du dernier Vendée Globe qui sera représenté. Des favoris logiques auxquels il convient d’ajouter le tenant du titre, Roland Jourdain, ainsi que les très expérimentés Jean-Pierre Dick et Kito De Pavant.
Les engagés dans la classe IMOCA :
Arnaud Boissière / AKENA VERANDAS
Armel Le Cléac’h / BRIT AIR
Christopher PRATT / DCNS 1000
Michel Desjoyeaux / FONCIA
Kito De Pavant / Groupe BEL
Vincent Riou / PRB
Marc Guillemot / SAFRAN
Roland Jourdain / VEOLIA ENVIRONNEMENT
Jean-Pierre DICK / VIRBAC PAPREC 3

Réalisation : B&B Communication.