BOUYER LEROUX dans la course avec Vincent RIOUX sur PRB
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BOUYER LEROUX dans la course avec Vincent RIOUX sur PRB

Transat Jacques Vabre

 

 

 

 

Communiqué Transat Jacques Vabre, 1er novembre 2011


Dernières heures de patience
 

C’est un drôle de moment que vivent les marins de la Transat Jacques Vabre. Après ce « faux départ » comme l’appelle Hugues Destremau, ils patientent au Havre depuis déjà 48 heures. Vincent Riou et son co-skipper ont décidé de rester dans la ville normande en attendant le coup d’envoi. Les skippers qui ont fait le même choix se croisent sur le ponton déserté. Comme un rituel sacré, ils passent tous régulièrement voir leur bateau, montent à bord pour en redescendre quasiment aussitôt… Tout est prêt depuis dimanche, il n’y a donc rien à faire. La situation est inhabituelle et n’aura duré heureusement au total que trois jours.

Le départ est demain, l’envie d’y aller est de plus en plus forte mais la pression de l’avant-course a quasiment disparu. Moins d’effervescence, moins de sollicitation, le moment ne semble finalement pas désagréable pour ceux qui entreront en scène demain à 15h00. « Il va y avoir des sourires sur le ponton ! » explique toutefois Vincent pour résumer l’enthousiasme qui anime l’ensemble des duos de la Transat Jacques Vabre. Les prévisions météos apportent certainement leur contribution à la bonne humeur ambiante.  A écouter Vincent, le scénario est presque parfait. Les bateaux partiront vent de travers dans 20 nœuds de vent et effectueront une bonne partie du parcours à des allures très rapides. « Nous allons aller vite. On va se faire secouer car nous serons souvent à des vitesses supérieures à 15 nœuds. Ce ne sera pas une vie très confortable même si les conditions ne seront pas extrêmes. En une semaine, on aura fait les 2/3 du parcours. Nous irons aussi vite que la dernière fois ». Si cela se confirme, il se peut qu’il n’y ait pas de gros passage à niveau. La victoire pourra se construire dans les petits coups. « Les bateaux sont proches en performance, cela va se jouer dans la finesse » ajoute le skipper de PRB qui n’a pas quitté le mode course malgré les heures d’attente.



Avec Vincent, tour d’horizon des conditions météos attendues sur le parcours :

«  Nous allons partir bâbord amure vent de travers dans 20 nœuds de vent. Une fois passé la pointe du Cotentin, nous irons dans l’ouest pour chercher le Sud de l’Irlande et la dépression qui nous a empêchés de partir dimanche. Elle aura bien dégonflé. On aura du Sud pour 25-30 nœuds à l’avant et derrière du Nord Ouest 25 -30 nœuds. Nous virerons de bord dans la traine de la dépression puis il y aura une petite dorsale à passer. Au Nord des Açores, on devra gérer une deuxième dépression. Je pense qu’on y sera le week end prochain ou début de semaine prochaine. Cette dépression nous emmènera sous l’Anticyclone où on pourra toucher les Alizés. Il s’agit là du scénario parfait mais on sait que ce ne sera pas forcément aussi simple. Le modèle européen commence déjà à distinguer certaines choses et notamment des déplacements différents des centres dépressionnaires. Ce qui est sûr, c’est que nous allons aller vite. On va se faire secouer car nous serons souvent à des allures supérieures à 15 nœuds. Ce ne sera pas une vie très confortable même si les conditions ne seront pas extrêmes. En une semaine, nous aurons fait les 2/3 du parcours. Nous irons aussi vite que la dernière fois. Ce scénario me va mais de toute façon, tout me va. Je suis près, Hugues aussi et le bateau n’attend que le coup d’envoi ! »

 

Communiqué Transat Jacques Vabre, 3 novembre 2011


Au charbon ! 
 


A retenir :
- Un filet ou une algue pris dans la quille a ralenti le bateau cette nuit
- Le monocoque vendéen a perdu deux places cette nuit
- Depuis ce matin, PRB a recollé à la tête de flotte
- A 17h, il était 2ème à 0,8 milles de Virbac Paprec

On annonçait une première nuit difficile pour les équipages de la Transat Jacques Vabre et ce fut le cas. Du vent fort, de la mer, du trafic,… les duos ont dû vite entrer dans la course. Vincent et Hugues qui avaient rapidement pris la tête de flotte hier soir, ont eu une nuit un peu plus corsée que les autres. Juste après le passage du Cotentin, ils sont restés impuissants face à leurs adversaires plus rapides…

L’équipage de PRB a vite compris que quelque chose était pris dans la quille. Probablement une algue ou un filet… Ils ont alors choisi de stopper net PRB et de faire une marche arrière pour tenter de libérer l’appendice ! La manœuvre est connue des monocoques et le problème a finalement était résolu. En raison de l’obscurité, les deux hommes n’ont pas réussi à distinguer ce qui avait pu les ralentir ainsi. Laisser filer plusieurs milles ainsi a forcément été vécu comme une frustration à bord du monocoque vendéen! Selon Vincent, le coût de l’opération pour PRB s’élève à une dizaine de milles perdus sur le duo Dick/Beyou !
L’équipage a donc mis les bouchées doubles pour ne pas se laisser distancer davantage. Ce matin, au classement de 5h00, ils avaient réussi à recoller au groupe de tête composé de Safran et Virbac Paprec : seuls 2,5 milles les séparaient de ces deux monocoques. Au fur et à mesure de la journée, alors que PRB progressait au près sous grand Voile haute et solent dans un vent faiblissant, l’écart n’a cessé de se resserrer. Le monocoque vendéen et Virbac Paprec naviguaient même bord à bord cet après-midi comme en témoigne la vidéo envoyée ce jour. 0,4 milles les séparaient alors.
Cette mésaventure dans le sillage, Vincent et Hugues affichent un moral d’enfer ! « Je dois dire que malgré ce problème, je trouve que nous avons plutôt bien navigué. En plus, nous avons mené PRB à des allures raisonnables et nous n’avons pas eu trop de peine à rattraper notre retard » confie Vincent. Comme ses adversaires, PRB filait cet après-midi vers le centre de la dépression. Au classement de 17h00, le monocoque était 2ème à 0,8 mille de Virbac Paprec. Le jeu de virements des IMOCA devrait débuter en fin de journée. Les 60’ navigueront alors tribord amure dans du vent de Nord Ouest pour gagner dans le Sud –Sud Ouest. Bien négocier ce passage de front sera primordial pour les heures à suivre. « Après le virement, il faudra faire le bon choix car il y aura une zone de molle. Le premier qui trouvera le vent creusera l’écart » conclut Vincent avant de reprendre la barre de son PRB.

Interview de Vincent Riou à 13h30 :
« La nuit ne s’est pas hyper bien passée pour nous. Après la pointe du Cotentin, nous avons été ralentis pendant plusieurs heures. Nous nous sommes fait allumer par les autres… En fait, nous avions quelque chose dans la quille. Nous avons été contraints de nous arrêter et de faire marche arrière. Nous avons réussi à nous ne débarrasser sans voir ce que c’était. Après, on a mis du charbon pour ne pas se faire décrocher. Nous avons fini par recoller puisque nous naviguons maintenant bord à bord avec Virbac Paprec. Nous avons réussi à nous reposer, à manger. La mer n’est pas encore trop agitée. Je pense que nous allons virer d’ici 40 à 50 milles. Il y aura ensuite des trajectoires probablement différentes. »


Extrait du classement de 17h00 :
1 – Virbac Paprec (Jean-Pierre Dick / Jérémie Beyou)
2 – PRB (Vincent Riou / Hugues Destremau) à 0,8 milles
3 – MACIF (François Gabart / Seb Col) à 4,4 milles
4 – Safran (Marc Guillemot / Yann Eliès) à 4,8 milles
5 – Groupe Bel (Kito de Pavant / Yann Régniau) à 9 milles

 

Communiqué Transat Jacques Vabre, 4 novembre 2011


Les stratèges en action 
 


A retenir :
- Nuit compliquée dans les vents faibles et oscillants
- Vincent et Hugues sont leaders du groupe du Nord
- PRB pointait à la 5ème place au classement de 14h00


A bord de PRB, cette deuxième nuit de course n’a pas été de tout repos. Vincent et Hugues ont du s’adonner à un vrai casse tête chinois pour gérer les vents faibles et oscillants de la nuit. «  Ce n’est pas la joie, ça manque un peu de vent. Le vent oscille entre 5 et 15 nœuds. Ce sont des conditions « foireuses » » commentait Vincent à la vacation de 5h00.
Le monocoque vendéen a du effectuer plusieurs empannages pour réussir à gagner dans le Sud Ouest. Décalé au Nord de la flotte, il a perdu du terrain sur les partisans d’une route plus médiane, à l’image de MACIF, leader depuis ce matin. Le flux de Nord Ouest qui accompagne la progression des IMOCA s’est fort heureusement renforcé dans la journée et cet après-midi, PRB renouait avec des vitesses plus favorables pour une descente rapide vers le Sud Ouest. Les virements effectués hier en fin de journée par l’ensemble de la flotte ont permis à chacun de se positionner pour anticiper les conditions à venir. Les écarts latéraux commencent à être sensibles :  une trentaine de milles séparent PRB, leader du groupe des Nordistes de Banque Populaire situé le plus Sud de la flotte. Demain, tous vont devoir gérer le passage d’une dorsale. L’enjeu : se sortir le plus vite possible des zones de dévent pour attraper le flux de Sud et pouvoir continuer à plonger dans le Sud Ouest. Cette zone de transition sera capitale pour la suite qui s’annonce de nouveau très musclée avec l’arrivée d’une grosse perturbation probablement dans la nuit de dimanche à lundi ! Au classement de 14h, MACIF menait la flotte. PRB était 5ème à 30,6 milles du tableau arrière du duo Gabart / Col.

Abandon d’Akena Vérandas :
Cette nuit, AKENA Vérandas mené par Arnaud Boissières et Gérald Veniard a été contraint à l’abandon suite à un démâtage. A bord de PRB, Vincent et Hugues ont partagé la déception de leurs concurrents. Les deux monocoques ont le même port d’attache, les Sables d’Olonne, et le plan Farr d’Arnaud n’est autre que l’ancien bateau de Vincent. Les deux hommes se connaissent bien et entretiennent une réelle complicité. Vincent et Hugues adressent toute leur amitié et leur soutien à Cali et Gérald.

Vincent à la vacation de 5h :
«  Ce n’est pas la joie, ca manque un peu de vent. Le vent oscille entre 5 et 15 nœuds. Ce sont des conditions « foireuses ». On va voir comment la météo à venir se met, il n’y a rien de très clair pour personne, je pense. Ca va être une histoire de stratégie et aussi de gérer la sécurité car il y a un petit peu d’air dans le mauvais temps qui nous attend. On est plutôt pas mal organisé avec Hugues, on s’est économisé, nous n’avons pas encore commencé à tirer sur les réserves ».     


Extrait du classement de 14h00 :
1 – MACIF (François Gabart / Seb Col)
2 - Cheminées Poujoulat (Bernard Stamm / François cuzon) à 9,9 milles
3 - Hugo Boss (Alex Thomson / Guillermo Altadill) à 27,2 milles
4– Groupe Bel (Kito de Pavant / Yann Régniau) à 30,4 milles
5 – PRB (Vincent Riou / Hugues Destremau) à 30,6 milles






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